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En 1998, Rosaire Côté, enseignant à l’école Sainte-Anne de Grand’Terre, du Conseil scolaire
francophone de Terre-Neuve-et-Labrador (CSFP) donnait les premiers cours à distance de mathématiques pour les élèves de 10,11 et 12e année. Il se rappelle de ses premiers élèves, dont son tout
premier, Philippe Enguard, qui est aujourd’hui directeur général adjoint de Franco-Jeune de la province.
C’était la période d’apprentissage. Enseignants et
élèves étaient des pionniers. « Jusqu’en 2006, précisera Kais Laribi, directeur des TIC au CSFP, le défi de l’éducation à distance était purement
technique. » À l’époque, la connexion Internet à la côte ouest était très modeste. La bande
passante était très faible et non fiable (de 512 kbps, elle pouvait tomber à 51,2 kbps). Et il y avait
des interruptions fréquentes sur la connexion satellite qui est souvent dépendante du climat. Les cours étaient souvent interrompus et les élèves devaient attendre un bon moment avant que la
liaison avec la salle de classe virtuelle se rétablisse de nouveau.
Depuis 2006, avec l’arrivée de la fibre optique sur le côte ouest, l’éducation à distance au CSFP
fait partie du quotidien d’élèves du secondaire tant à Labrador City, à Saint-Jean qu’à
Grand’Terre. En 2008-2009, sur les quelque 40 élèves inscrits au secondaire, 12 suivaient des
cours à distance d’anglais, en biologie, de mathématiques, d’informatique et de physique.
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